Chers lecteurs,
Voilà de longs mois que je n’ai pas posté de nouvelles sur ce blog. Et pour cause : mon projet de création d’entreprise était en sommeil. Revenons sur les dernières étapes, qui m’on amené à pousser ma reflexion… pour revenir en cette fin 2008/début 2009 avec un projet fortifié !
Ete 2008 : lors d’un entretien avec mon employeur (le DG de ma boîte, plus exactement), je tente d’amener le deal suivant : j’accepte de partir de l’entreprise (qui ne va pas très fort il faut le dire), pour revenir, tout de suite après effectuer les mêmes tâches en tant que consultant extérieur. (Pour rappel, les tâches en question : des missions de communication & RP).
La réponse de mon patron a alors provoqué une (saine) remise en question de mon projet. Si sur le fond, il n’aurait probablement pas été contre, la réponse a été très claire : mauvais contexte, fausse bonne idée. En effet m’a-t-il dit, dans notre contexte actuel de “délestage”, s’il faut “dégraisser” encore après avoir externalisé mon poste, il sera toujours possible aussi de décider un jour de ne plus travailler du tout avec moi. Il est en effet encore plus simple de dénoncer un contrat de sous-traitant que de rompre un CDI. Et si effectivement cela se produisait, le départ d’un seul client aussi important signifierait la ruine de mon beau projet. Bref, sans l’accord de mon employeur, me voilà gentiment renvoyé à ma copie.
Automne 2008. Changement de capitaine à la barre ; un nouveau DG est arrivé dans ma boîte. Et, clairement, il cherche aussi des candidats au départ, la situation financière de ladite boîte étant toujours assez complexe… De mon côte, mon projet personnel à réellement pris forme : j’ai réussi à mettre des mots précis sur ce que je sais faire (mes compétences, mes savoirs-faire), mais sans avoir clarifié mon projet d’entreprise, je cherche plus simplement à me faire embaucher ailleurs. Projet en sommeil…
Hiver 2008. Et si, au lieu de postuler ici et là, soumettant mon avenir à des aléas divers, je créais mon propre emploi ? Après tout, je sais ce que je veux faire. Je sais comment le faire. Et, finalement, au fil du temps mon carnet d’adresse pourrait même simplement amener la réponse à l’ultime question : je sais pour qui je peux le faire, au delà de mon employeur actuel.
Par rapport à ma précédente tentative, le déclic est de taille : mon (nouveau) patron, doté d’un vif esprit d’entrepreneur lui-même, voit clair dans mon projet, et propose … de m’aider !
Sans naïveté, je crois voir plusieurs raisons pour lesquelles mon patron pourrait m’aider à quitter le navire pour créer mon entreprise :
1/ partir pour créer une entreprise, c’est d’abord partir : ca fait une ligne en moins dans un budget qui prend l’eau.
2/ partir pour créer une entreprise dans un secteur que mon patron connait bien, c’est pour lui l’assurance de “maitriser” un nouvel opérateur, argument de poids pour l’homme de réseau qu’il est.
3/ partir pour créer une entreprise avec l’aide de mon patron, c’est un cadeau qui se négocie : bien sûr que si son aide porte ses fruits, je serais moins gourmand dans les négociations lors de mon départ.
Pour autant, je ne partage pas l’intégralité de mon projet avec mon employeur. Ce sur quoi il peut m’aider, je lui en parle. Le reste, je le garde pour moi, de peur, peut-être, de partager inutilement trop d’informations stratégiques.
Me voilà donc reparti, fleur au fusil, avec mon projet.
A suivre donc, ce blog, mes nouvelles reflexions et trouvailles.
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